mardi 31 janvier 2017

ON DEVAIT Y PASSER 3 NUITS, ON AURA ÉTÉ 9 NUITS À PEMUTERAN



Les anémones abritent souvent une variété d'espèces surprenante. Ici, des crevettes sous la garde de poissons clowns.

01 Février 2017, dernier jour complet à Pemuteran
Un peu de méditation ne peut nuire... 

On aura eu le plaisir de passer quelques jours avec notre ami André Chalifour que nous avions connu à Utila il y a 4 ans. On a fait 4 plongées ensemble ; 2 à l'île Menjangan et 2 dans la baie en face de Pemuteran. Avec André, c'est le plaisir assuré. Il arrivait de Singapore après un séjour en Inde, en Thailande, au Laos, à Hong Kong, au Cambodge pis on ne sait où en plus...  Inutile de dire qu'il bouge un peu!!!! Il était notre deuxième rencontre avec un Québécois depuis notre départ. Nous avions jasé 5 minutes avec 3 québécois en transit à Amed.

On a donc mis nos commérages à jour et nous sommes apitoyés sur le sort des familles endeuillées lors de l'attentat de Québec. On ne sait vraiment plus sur quelle planète on a caché la paix! Tout semble harmonieux un peu partout où nous allons et, soudain, il y a un illuminé qui sort de sa tanière et commet l'irréparable... quelle folie! Des électrons libres, imprévisibles, surtout ignorants, qui sont incapables de distinguer la bonté du mal-être, le bien du mal... C'est triste.
On ne peut tout de même pas être d'accord avec tout...

Une seiche... bien mouillée!
Ça fait apprécier la biodiversité!
Pis c'est qui qui profite de cette folie? Je dirais encore plus fous!... Ceux qui exploitent la peur des autres pour les assouvir à leur pouvoir, ceux qui encaissent sans scrupules les bénéfices de la vente d'armes illégales et meurtrières, ceux qui vendent et répandent leur venin sur les ondes des radio poubelles ou sur des torchons à sensations... Les interdire serait leur donner raison... les ignorer serait selon moi les rendre inoffensifs. Boycottons les! Bon! ça fait du bien d'en parler.

Ceci n'est pas un dessin!
Notre séjour à Pemuteran aura été marqué sous le signe du confort et des déjeuners copieux... peut-être trop copieux.  Pour les amateurs de plongée, ce n'est pas le meilleur endroit que nous ayons fréquenté, spécialement pour le snorkeling qui s'et révélé décevant. Nous avons peut-être repris quelques grammes en prévision d'affronter les rigueurs de l'hiver... Faut dire que notre camp d'entraînement a bien porté fruit. Je suis sur le point de retrouver mon «six pack» ; ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu celui-là! Et Chantal a retrouvé ses pleines capacités après 10 jours plutôt déprimants avec une otite, quelques poussées de fièvre et des courbatures,  Elle est redevenue parfaitement fonctionnelle! C'est plus rassurant.
Ici aussi les soldats jouent à la guerre! Plate-forme d'entraînement à l'hélittreuil.

Voici l'essentiel de nos images de notre fin de séjour à Pemuteran.

Regarde maman, je vole!

Un crabe Orang outang... plus Orang outang que crabe!

Une fleur animale!

Fiou!

Beau ti-casque!

Caramel, chocolat et vanille!

Observez bien sa canne à pêche avec le petit appât au bout!

Et hop! la nourriture s'y engouffre par succion!

Avez-vous vu mon dgentchier??? Sucker va!

Comme on dit par ici, SAME, SAME BUT DIFFERENT!
Demain matin, on déménage à Sanur, près de Denpasar. On s'approche de la sortie.


jeudi 26 janvier 2017

PEMUTERAN

26 janvier 2017, Pemuteran, Bali

Notre déplacement de Amed à Pemuteran aura pris 4 heures pour 135 km. Pourtant la route n'est pas en mauvais état; seulement encombrée. Les 2/3 de la route, nous la connaissions par coeur puisque nous devions passer devant l'Immigration... Nous n'y sommes pas arrêtés pour les saluer! 

Nous avons été retardés par diverses manifestations communautaires. D'abord des olympiades inter-scolaires. La region tentait de découvrir les meilleurs sprinters par sexe et catégorie. N'ayant pas de pistes d'athlétisme, quoi de mieux que la route nationale?

Nous avons également assisté à des departs de défilés funéraires. Lors de ces cérémonies, les parents, amis et concitoyens de la victime (ou des victimes) portent le cercueil mais aussi des dons. Pour les victimes, ce sera la crémation, pour les dons, ce sera le partage. Ça dure toute une journée; c'est plus facile qu'un mariage qui en dure 3.
Des donations...
Il faut savoir qu'une cérémonie de crémation coûte très cher et que toutes les familles ne peuvent pas en assumer les coûts. Alors, on accumule les dépouilles en attendant de les regrouper pour partager les frais de base : musiciens, dais, decorations diverses, célébrants (ben oui, ils recueillent des honoraires même après la mort ici aussi) et je ne sais combien d'autres dépenses afférentes. Un des trois cortèges rencontrés visait 7 victimes d'age et de sexe differents. Il y avait parmi elles au moins un adolescent probablement victime d'un accident de mobilette. Paraît qu'ils attendent parfois d'avoir jusqu'à une centaines de morts en attente pour entreprendre une cérémonie collective. Ici, ils ont encore moins les moyens de mourir que par chez-nous. Avec la réincarnation, il y a bien un banquier qui a trouver le moyen d'avancer des fonds aux morts à charge de rembourser dans la prochaine vie... capital et intérêts bien sûr!
Tout le monde s'est mis beau!

Les participants portent leurs plus beaux habits et, sans que cela soit la fête, ils n'ont malgré tout pas des têtes d'enterrement. On croit fermement en la réincarnation spécialement si on n'a pas fait que du bien dans notre vie. Peut-être faut-il être un peu mauvais pour vivre plus souvent... 


Elles identifient leur proche décédé.
PEMUTERAN

Dans le guide touristique, on dit que c'est un petit village de pêcheurs bien tranquille. Nous dirions que c'est la route nationale avec des commerces de chaque côté ; un bout de route droit, où les voitures circulent plus rapidement qu'ailleurs... Notre hébergement est heureusement à l'écart de la route (90 m), c'est tranquille où nous sommes. Par contre, la plage est à l'écart de la route, ce qui en fait un endroit agréable. L'eau est aussi sinon plus chaude qu'à Amed mais la visibilité est moins bonne. Les coraux sont également moins intéressants même s'ils y consacrent des efforts considérables. La baie de Pemuteran renferme le plus important projet de restauration de coraux au monde... mais c'est un processus très, très long dont nous ne voyons que l'embryon après plusieurs décennies d'efforts et de patience.

Chantal prend du mieux. Elle a attrapé un microbe qui l'a terrassée pendant plus d'une semaine avec des périodes de fièvre. Ce qui fait que j'ai perdu ma copine de plongée pour un temps. Une chance qu'on s'était fait prescrire des antibiotiques avant notre départ ; ça a été salutaire. Aujourd'hui, j'ai fait deux plongées muck. Quelques belles découvertes que je m'empresse de partager avec vous.
En robe de mariée celle là...

Celle-ci fait du pouce...

Tandis que ceux-ci font des bébés!

Encore une peinture à numéros ; il manque quelques chiffres...

He bien non, ceci n'est pas un nudibranche ; j'opterais plutôt pour une Holothurie mais sans certitude.



Je n'avais pac celui-ci non plus dans ma collection.

 Hiiiii-Haaaaahh! Un autre grand frisson.

Un poisson lime, il a même l'air râpeux!

Un poisson tube, dans la famille des hippocampes.
Une autre belle de jour! Elle est en train de tricoter son ruban d'oeufs pour la postérité. Une première pour moi!
Il nous reste peu de plongées d'ici la fin des trois dernières semaines de notre voyage. Tout au plus 4 ou 6, on ne sait pas encore. On vous tiendra au courant. À +

mercredi 18 janvier 2017

FIN DU SÉJOUR À AMED

18 janvier 2017, Amed, Bali

Plus que 5 nuitées à Amed où nous aurons passé presque la moitié de nos trois mois en Indonesie. On ne le regrettera certainement pas. 

Un accueil chaleureux, des balinais polis, doux et affables, une nourriture abordable et variée et des plongées plus que satisfaisantes.

Deux variétés de murènes dans le même lit... les crevettes s'interrogent!
Nous avons pu nous faire la main à la plongée «muck» qui nous réserve, sous des dehors de MUD (boue) dive, des surprises toutes plus intéressantes les unes que les autres. C'est là que nous avons vu la majorité de nudibranches, de crevettes, crabes, hippocampes et même le fameux poisson tube fantôme (ghost pipefish). Nous alternons donc ente les plongées conventionnelles autour des récifs coraliens et les plongées muck.

Notre prochaine destination promet d'être intéressante pour ce type de plongée ; nous y serons à compter de mardi prochain.

Comme les images parlent plus que les mots, mettez les mots qui vous viennent sur ce qui suit.

De la famille des gaterins, un beau spécimen. 

Déjà emballé dans le papier alu, prêt pour le BBQ

Pourquoi t'as mis des clous dans ta bouche?

Corail mou ; belle décoration du temps des fêtes!

Il s'en va doucement...

De minuscules crevettes nettoyeuses s'affairant à faire le ménage de la queue d'une murène léopard.

Nudibranche surpris en pleine ponte. C'est lui qui dessine cette fleur.

Mes meilleures images de poissons rasoirs.


Nudibranche en marche vers le vide

Crevette avec un grande pince et une petite.

Ole Toro!

Baliste à bordure jaune (yellow margin)

Un déjà vu : ANGE À FRONT JAUNE

Raie à queue en bandeau ??? (banded tail)

Ah la muck dive! que de surprises.

Petit crabe et quelques crevettes transparente sur une anémone.

Juste pour les détails au cas où quelqu'un voudrait le peindre.

Nous devrions produire notre prochain message vers le 26 janvier prochain. Nous aurons alors un peu de nouveautés à mettre en valeur.

À bientôt

mercredi 11 janvier 2017

LA SAISON DES PLUIES

12 janvier 2017, Amed, Bali

Puisqu'il paraît qu'il pleut au Québec comme c'est devenu la coutume en janvier depuis plusieurs années, nous ne voulions pas être en reste... et nous allons parler de la pluie. On sait bien que la température est le principal sujet de conversation chez-nous!

En Indonésie, la saison des pluies s'étend de décembre à la mi-mars. Ça aurait pu être la bête noire de notre voyage mais on le savait en partant. On se disait qu'avec une température oscillant entre 26 et 30 degrés C, on pourrait y survivre. En fait, depuis le début de décembre, il a plu pratiquement chaque jour mais ce n'est pas un problème.D'abord  parce que ce n'est que de l'eau, ensuite, parce qu'il ne pleut qu'à partir de 2h pm et que ça ne dure que quelques minutes. Parfois c'est intense mais jamais bien long. 

N'empêche qu'on y a goûté à quelques occasions lors de nos voyages à Singaraja en moto! J'ai même regretté de ne pas avoir apporté mon masque de plongée au moins 2 fois! 

Depuis qu'on a notre prolongation de visa, lundi passé, on dort mieux. On plonge ou on fait du snorkling chaque jour. On a fait 2 plongées "MUCK" mardi et on a vu pas mal de petites choses nouvelles. Ce type de plongée se pratique sur des fonds qui ont l'air plutôt insignifiants (sable, pierres, petits massifs de coraux, anémones) mais qui recèlent des petits trésors d'originalité. Un délice pour les amateurs de macrophotographie. 

Les images qui suivent témoignent de ces petits trésors. Des fois on se croirait dans un magasin de bonbons de couleur... Demain on va remettre ça! Une épave et une MUCK dive.

Nudibranche ; beau pyjama!

Une sorte de murène qui se tient  enfoncée dans le sable ; le contraire des autruches! Le seul poisson du jour.

Un autre modèle  de pyjama!

Et encore un autre!

Intense hein!

Tenue de ville!

On n'a plus de mots!

Poisson-tube fantôme. Il nage la tête en bas!

Une crevette transparente, tout ce qu'il y a de plus vivant!

Tout petit crabe dans une anémone.

Petit crabe sous une anémone, ils y sont souvent associés...

Crabe Ourang Outang bien camouflé dans son environnement. Difficile de faire une bonne photo dans ce décor monochrome!
 une légende
Un autre crabe transparent sur une anémone. Il doit bien avoir 2,5 cm de longueur...



Un pareil, vu de dessus.

Un nudibranche en pyjama rayé.